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Février 2017

La région Bourgogne-Franche-Comté construit une stratégie touristique partagée avec ses partenaires

Plus de 450 acteurs et professionnels du tourisme ont participé aux assises régionales du tourisme en Bourgogne-Franche-Comté à Dole (Jura) le 9 février dernier. Cette manifestation était placée sous le haut patronage de Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, en présence du directeur d’Atout France Christian Mantéi.

La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay a rappelé son ambition en matière de tourisme : « Notre région est un petit concentré de France, vivante et authentique. Nous avons une grande ambition, des investissements structurants aux petits projets locaux. Tous ces projets jouent un rôle majeur. Mais nous devons nous attaquer à nos marges de progression pour avancer, à commencer par le développement et la montée en gamme de l’hébergement et la professionnalisation de l’accueil, par la formation ». Le tourisme en Bourgogne-Franche-Comté représente 42 000 emplois et pèse près de 6 % de la richesse régionale avec 4,1 milliards d’euros de consom­mations touristiques. En 2015, ce ne sont pas moins de 3,7 % des nuitées françaises et 3,9 % des nuitées étrangères en France que la région a enregistré, en termes de parts de marchés.

Patrick Ayache, vice-président de la région chargé notamment du tourisme, a ensuite présenté les orientations stratégiques de la région pour le tourisme à l’horizon 2022, suite à un travail de concertation de grande envergure. Cette coopération donnera lieu au Schéma régional de développement du tourisme et des loisirs (SRDTL) pour la période 2017-2022, dont l’un des objectifs principaux est de pouvoir attirer 250 000 touristes supplémentaires. Ceci pourrait générer plus de 175 millions d’euros de consommation touristique additionnelle et permettre la création de 1 800 emplois supplémentaires au terme de la mise en œuvre de ce schéma, en 2022. « Avec un peu d’ambition, avec cette volonté qui est la nôtre de travailler tous ensemble avec nos atouts et nos pépites, imaginons que nous puissions augmenter de seulement 10 % en 5 ans notre part de marché […], ce serait près de 4 000 emplois créés dans notre région avec le développement et l’attractivité qui vont avec », a ajouté Patrick Ayache.

Quatre grands défis pour le tourisme de demain en Bourgogne-Franche-Comté ont été présentés :

  • Faire de la Bourgogne-Franche-Comté la première région, hors Ile-de-France, pour l’accueil des chinois en France et en Europe,
  • Faire de la Bourgogne-Franche-Comté la première région française en matière d’œnotourisme,
  • Faire de la Bourgogne-Franche-Comté une grande région culturelle et patrimoniale,
  • Faire de la Bourgogne-Franche-Comté une grande région d’écotourisme et d’itinérance, en structurant encore et toujours les axes forts en la matière.

Cette ambition en matière d’économie touristique se décompose en six objectifs :

  • Développer l’attractivité et la notoriété touristique forte déclinée en trois marques de destination (Bourgogne, Montagnes du Jura et Massif des Vosges),
  • Soutenir, par une politique d’investissement ciblée, la création ou la modernisation des équipements et renforcer la compétitivité des entreprises touristiques régionales,
  • Développer les grandes filières touristiques régionales,
  • Renforcer la professionnalisation des acteurs du tourisme par la formation,
  • Promouvoir le travail en réseau en fédérant les équipements structurants et les sites incontournables de la région,
  • Soutenir l’innovation et préparer le tourisme de demain en Bourgogne-Franche-Comté, en développant de nouveaux services innovants associés à la montée en puissance de la transition numérique.

Patrick Ayache a insisté, lors de la conclusion : « Nous avons posé les bases d’un partenariat à une échelle inédite. Le tourisme est un bien commun qui a vocation à être défendu collectivement. Le schéma qui a été présenté est une base solide et nous allons le nourrir en continuant à consulter les départements et le conseil économique social et environnemental régional (CESER) ».