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Le point de vue des experts

05/06/2020

Atout France relaye le logo « Notre établissement s’engage »

AFFICHEZ VOTRE ENGAGEMENT A LA MISE EN PLACE DES MESURES SANITAIRES

Nous sommes aujourd’hui entrés dans une deuxième phase de déconfinement qui permet à nombre d’entre vous de recevoir à nouveau du public.
Mais certains clients se demandent si ces établissements ont adopté les bonnes pratiques sanitaires. Le gouvernement a donc mis en place le logo « Notre établissement s’engage », garantissant leur respect du protocole sanitaire.

En apposant cette affiche à l’entrée de vos établissements, vous affichez clairement votre total respect des règles sanitaires.
L’ensemble des professionnels du tourisme peuvent la télécharger.

En outre, une version doit prochainement être proposée en langue anglaise pour les clientèles internationales.
Vous pouvez télécharger l’affiche directement en cliquant ici

20/05/2020

Le plan d’attaque de l’hôtellerie de plein air pour préparer l’été

47% des Français comptent partir en vacances cet été, c’est qui ressort du dernier sondage IFOP, sondage pourtant réalisé avant l’annonce du déconfinement. De plus, ils veulent retrouver la nature, ce qui réjouit les professionnels de l’hôtellerie de plein air. Afin d’accueillir leurs clients dans les meilleures conditions, Les propriétaires de campings et autres hébergements de plein air travaillent à la mise en place d’un dispositif de sécurité pour rassurer leurs clients et leurs personnels. La FNHPA va réaliser une charte édictant les règles à respecter, qui doit être validée dans les prochains jours par le gouvernement.

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14/05/2020

Benchmark Atout France / Gestion de crise Covid-19 – Mesures sanitaires

Ce benchmark d’Atout France met en lumière les mesures de protection sanitaire déployées par les professionnels du tourisme en France et à l’international. Ce nouvel outil met plus particulièrement en lumière toute l’utilité et la pertinence de l’innovation et des technologies dans le contexte de reprise de l’activité.

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Événementiel : le tourisme, la crise et après ?

La crise actuelle est d’une violence singulière sur le secteur du tourisme, en incluant les voyages, les hébergements, les sites culturels, les parcs, et une large partie de la restauration, de l’événementiel, et sans oublier le tourisme d’affaire (MICE). Pour la première fois dans l’histoire tous les segments sont touchés, dans toutes les régions de France et de l’Outre-Mer et plus globalement à l’échelle mondiale.

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Le tourisme de masse pourrait ne pas survivre au Covid-19

Le tourisme est un secteur stratégique pour l’Europe, il pèse 10 % de son PIB. Pour relancer la machine, le commissaire européen Thierry Breton souhaite un « plan Marshall du tourisme », mais appelle à réfléchir à un secteur plus durable et résilient. Face aux désastres générés par le tourisme de masse, la crise du Covid-19 pourrait avoir l’effet d’un électrochoc. L’exemple est frappant à Venise qui, allégée de millions de touristes, redécouvre la beauté de ses canaux assainis.

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Comment va-t-on voyager « après » ?

Non, le coronavirus ne marque pas la fin des voyages… Il faudra juste faire les choses différemment.

L’incertitude la plus totale règne sur les vacances d’été… Pourra-t-on quitter sa région ? Son pays ? Aller à la plage ? Séjourner à l’hôtel ? Bref, on se demande à quoi vont ressembler les voyages après le confinement…

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05/05/2020

Gérald Bronner, sociologue

Un comportement de relâchement a été constaté chez les Français. Pour mieux comprendre ce changement, Gérald Bronner, sociologue, nous donne des explications.

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21/04/2020

Le point de vue de … Antoine Compagnon

Écrivain et critique littéraire renommé, Antoine Compagnon occupe la Chaire de Littérature française moderne et contemporaine du Collège de France. Ingénieur des Ponts et Chaussées après avoir fait l’Ecole Polytechnique, il bifurque vers sa vraie passion … les belles lettres. Pour mettre à profit cette période de confinement, il nous conseille de lire ce que nous n’aurions pas forcément lu en temps normal et qui résonne étrangement avec le contexte actuel, pour aller aux sources des plus grands écrivains chercher des réponses à nos questionnements… Replongeons-nous dans La Peste de Camus qui remporta le Prix Nobel de Littérature en 1957 et qui connaît depuis le Covid-19, un regain d’intérêt manifeste. Également, Le Hussard sur le toit de Giono, roman d’aventures paru en 1951 du grand romancier provençal qui relate le destin d’un colonel des hussards dans une Provence en proie à une épidémie de choléra.

Des œuvres allégoriques majeures et profondes : la première prône des valeurs humanistes, la seconde est une ode à l’amour et à la liberté.

Le conseil lecture supplémentaire « spécial confinement » d’Antoine Compagnon : A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et ses 7 volumes. Une somme romanesque unique au monde, une des plus grandes œuvres de la littérature universelle, c’est le moment ou jamais !

16/04/2020

Intervention de Laurence BOONE et Eric HEYER

Certains secteurs auront plus de mal à redémarrer. « Dans le scénario progressif de déconfinement, on va mettre très longtemps à rouvrir le secteur du tourisme, on va mettre du temps à voyager« , explique Laurence Boone. « La diffusion du virus n’a pas été la même partout, donc on ne pourra pas rouvrir toutes les destinations immédiatement. À l’inverse, on va avoir des secteurs en tension, parce que la consommation qui ne s’est pas faite va rebondir (équipement de la maison, vêtements, agriculture…). Il va falloir favoriser une réallocation de personnes qui sont au chômage temporaire dans des secteurs qui vont rester en berne pendant longtemps vers des secteurs qui ont besoin de personnes pour travailler, pour produire. »

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14/04/2020

Qui contacter pour pallier les troubles psychologiques liés au confinement ?

L’interdiction prolongée de quitter son domicile peut avoir des conséquences de détresse psychique dérivant vers de l’anxiété ou de la dépression. L’Académie Nationale de Médecine a posé différentes recommandations de comportement pour pallier ces troubles chez l’adulte et l’enfant. Également, elle rappelle la possibilité de chacun de recourir à un soutien psychologique en contactant les services dédiés :

  • Croix-Rouge chez vous : 09.70.23.30.00 (disponible 7j/7 de 8h à 20h)
  • Plateforme coronarivus Covid-19 : 0.800.130.000 (7j/7, 24H/24)
  • Plateforme nationale de l’association Soins aux professionnels de santé : 0.805.23.23.36 (7J/7, 24H/24)
  • O.S Amitié : 09.72.39.40.50 (7j/7, 24h/24)
07/04/2020

Le point de vue de Dominique Méda

Directrice du Laboratoire de Sciences Sociales de l’Université Paris-Dauphine Dominique Ména est aussi sociologue du travail et coautrice de l’ouvrage Une autre voie est possible. Face à la crise sanitaire qui balaye un grand nombre de pays à l’échelle mondiale, la sociologue souligne un constat inéluctable : “ nous redécouvrons l’utilité immense des métiers invisibles ! ”. Suite au bouleversement de notre société, les métiers les plus importants ne sont pas ceux que l’on pensait. Tous ces métiers dit prestigieux ont laissé place aux métiers de première nécessité. Le fossé entre deux hiérarchies s’impose : la rémunération et l’utilité sociale. Aujourd’hui, ces métiers invisibles sont sous le feu des projecteurs du covid-2019. 8 millions de français sont désormais en télétravail et cette nouvelle façon de travailler replonge les foyers dans un partage des rôles : travail, tâches domestiques, manque de contact avec l’extérieur. Ces bouleversements auront peut-être raison des jeunes : suis-je utile à la société ? quel métier j’ai envie d’exercer dans le monde d’aujourd’hui ? Est-ce utile de faire des études ? Un constat est bel et bien présent : une transition écologique est nécessaire pour mieux appréhender la société de demain.

Le point de vue de Boris CYRULNIK

Le célèbre neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste français Boris Cyrulnik est aussi le spécialiste du concept de résilience, faisant référence à notre capacité d’adaptation face à un traumatisme. Dans un passionnant entretien à France Inter le 16 mars dernier, il nous expliquait : « on doit s’adapter à une agression invisible. L’évolution humaine ne se fait que par crises. Après cette crise, la famille et le couple redeviendront des havres de paix. Les crises sont très fréquentes dans la condition humaine. Il y a eu des périodes de glaciation où il a fallu s’adapter en augmentant la chasse. Et pendant les périodes de réchauffement, il a fallu augmenter l’agriculture. On a déjà connu beaucoup d’épidémies qui ont contraint à des révolutions culturelles, à de l’adaptation. A ceux qui s’inquiètent pour leur travail, leur famille, leurs enfants, je leur dis qu’il faut s’inquiéter de façon à prendre les mesures de protection. Si on les respecte, l’inquiétude va diminuer. Quand l’épidémie sera terminée, on constatera que l’on aura dépoussiéré d’anciennes valeurs qui nous serviront à mettre au point une nouvelle manière de vivre ensemble. A chaque épidémie, ou catastrophe naturelle, il y a eu changement culturel. Après le trauma, on est obligé de découvrir de nouvelles règles, de nouvelles manières de vivre ensemble. Au Moyen-âge, on n’avait pas compris qu’il fallait mettre en place le confinement : les gens infectés fuyaient emportant avec eux le bacille. Et en Europe, deux ans après l’épidémie de peste de 1348, un Européen sur deux avait disparu. Quand l’épidémie s’est arrêtée, les valeurs sociales avaient complètement changé. On avait découvert les arts de la maison. Auparavant l’art était essentiellement religieux. On a vu apparaître le gibier et les fruits peints délicatement, les tapis sous les tables.  Demain, avec la lecture, la cuisine va prendre plus d’importance, alors qu’auparavant, on mangeait sur le pouce de la nourriture industrielle. On va plus écouter la radio, de la musique. On va s’adapter en effectuant un repli sur soi, on va retrouver les valeurs de nos grands-parents. »

 

Suite à la crise mondiale du covid-19, conséquence selon lui des effets de la mondialisation et de la quête de surperformance, trois axes d’intervention devraient prendre selon son analyse le relais. L’action et l’affectation deviendront des tranquillisants purement naturels à associer à la réflexion, volet plus méditatif. En suivant ce cheminement vers la liberté, à une heure où déjà, l’impératif sanitaire supplante la priorité économique, deux schémas de pensée pourraient s’affronter pos-confinement. Ceux qui militeront pour un changement drastique y verront la seule solution pour éviter de vivre à nouveau de telles situations quand ceux qui n’auront pas vécu le même choc souhaiteront poursuivre le projet classique qui peut rassurer.

Le point de vue de Jean Viard

Célèbre sociologue, éditeur et homme politique français, Jean Viard est notamment connu pour ses travaux autour du rapport ville-campagne, thème de son dernier ouvrage Le sacre de la terre paru en janvier 2020. Dans le contexte actuel, des similitudes entre la gestion des crises du Covid-19 et du réchauffement climatique lui paraissent évidentes. Car en parallèle des grandes migrations des citadins souhaitant se confiner au plein air, les agriculteurs continuent à travailler, preuve de leur rôle essentiel et de l’importance de leurs productions. À l’image des enjeux environnementaux desquels nombreux se désintéressent ou s’intéressent trop peu, cet événement sanitaire historique nous paraissait tout aussi improbable. L’engagement pour la nature et contre les produits chimiques pourrait donc être décuplé, faisant naître ce « new deal vert », une sorte de contrat entre agriculture et société. L’objectif sera d’être capable de produire en circuit court et de développer l’agriculture durable avec le soutien d’agriculteurs désormais plus confiants et conscients voire avant-gardistes pour porter le mouvement.

Le Point de vue de FRÉDÉRIC LENOIR

Frédéric Lenoir est un philosophe et conférencier français, également écrivain dont l’œuvre est marquée par la variété des sujets traités.

Aujourd’hui, il apporte sa vision sur la crise sanitaire, une source d’opportunités selon lui, un paradoxe ?

Elle pourrait renforcer notre volonté de transformation au niveau individuel et collectif. La déstabilisation de notre quotidien dans ce contexte absolument imprévisible donne l’occasion d’une introspection profonde. Alors que nous n’en avions jamais le temps, nous pouvons nous recentrer sur l’essentiel et ainsi mieux accepter la situation pour rebondir plus sereinement. Plutôt que de résister aux conséquences inévitables de cet épisode mondial et de répondre par le stress et l’angoisse, la méditation ou même l’humour sont à privilégier. Frédéric Lenoir note également cet état d’interdépendance des uns et des autres, preuve de l’importance capitale du collectif. Cependant, à une autre échelle, la globalisation montre elle ses limites notamment dans la pénurie de masques de protection. Enfin, si les décisions prises aujourd’hui sont très radicales, elles démontrent l’importance de changements majeurs pour répondre efficacement aux grandes crises, et peut-être demain, aux grands enjeux écologiques qui menacent notre monde ?

02/04/2020

#1 Voir la vie en… dématérialisé

Du e-commerce aux e-conférences, la technologie et la distanciation sociale sont déjà bien amorcées. Depuis le confinement national, la tendance s’amplifie : e-apéro, téléconsultations, télétravail ou même école à distance. Jusqu’à présent, nous étions 24% de français à regarder quotidiennement Netflix et 22% à écoute chaque jour des musiques en streaming. Le mode e-life est donc en cours et plus que jamais en cette période de crise sanitaire. Bien-sûr, la volonté de se retrouver physiquement sera bien là mais tout laisse présager que nos modes de partage et de contact resteront largement impactés par ces modifications forcées.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop

#2 Responsabiliser nos plaisirs

Nos modes de consommation étaient déjà chamboulés : le temps de décision était conditionné aux recherches de prix raisonnable mais aussi et surtout, de qualité et de garanties. L’exigence des consommateurs vers plus de transparence et de responsabilité est grandissante. D’ailleurs depuis une dizaine d’années, le retour au marché de l’occasion est en plein boom : 60% en 2019 contre 47% en 2008. Ici encore, la période post-crise sera certainement marquée par une phase d’hyperconsommation, en quête de plaisir immédiat jusqu’à ce que finalement, la consommation raisonnée redevienne une norme d’autant plus impérative.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop

#3 Ensemble, c’est mieux

De 2014 à 2019, deux mots envahissaient toutes les citations : solidarité et fraternité contre plaisir et réussite. Le besoin de réinvestir le collectif et la solidarité est omniprésent. Les entreprises elles-mêmes aménagent leur modèle avec les notions de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). De nouvelles priorités basées sur la préservation de l’environnement, l’harmonie sociale et l’épanouissement du personnel. D’ailleurs, en 2010, la sociologue américaine Sherry Turkle publiait un livre intitulé « Seuls ensemble » : de plus en plus de technologie, de moins en moins de relations humaines. Etre connecté à la fois aux autres et au monde : voici l’état d’esprit de demain.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop

#4 Disponible pour l’essentiel

Avec ce confinement imposé, l’envie déjà largement posée de se reconnecter à l’essentiel et de retrouver du temps pour soi et ses proches sera une priorité. Pour 73% des français « j’aimerais revenir à l’essentiel, me concentrer sur ce qui compte vraiment pour moi » est la formule qui traduit le mieux leur schéma de pensée. Avec l’impossibilité actuelle du contact physique hors du foyer, les échanges via Facebook, Skype, WhatsApp se multiplient jusque dans les maisons de retraite pour garder le lien avec nos anciens. Notre foyer se transforme donc en cocon et les moments à la maison deviennent les vrais instants de retrouvailles les plus appréciés.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop

#5 Retrouver l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle

Avec la naissance du télétravail et l’engouement massif des entreprises et salariés pour cette pratique, c’est tout le rapport au travail qui se métamorphose. Si les générations précédentes avaient peut-être négligé cette quête d’équilibre indispensable entre vie personnelle et professionnelle, le modèle est remis en cause. Avec l’aménagement du travail contraint et forcé face aux mesures d’urgence sanitaire, cette idée pourrait se renforcer et se généraliser… le télétravail pourrait donc devenir le nouveau cadre du XXIème siècle.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop

#6 Pour notre santé, préservons celle de l’environnement

L’épisode du coronavirus va laisser des marques… Définitivement alertés et conscients des menaces sanitaires qui pèsent sur notre monde, nombreux seront ceux qui rattacheront ces problématiques aux enjeux environnementaux. Théorie de l’effondrement, collapsologie : tant de nouvelles peurs qui envahissent les pensées de certains. 42% des français sont d’ailleurs convaincus que « notre civilisation va bientôt disparaître »… Mais pour lutter contre ce fléau : 82% des français déclarent faire de plus en plus attention aux conséquences des produits qu’ils achètent sur leur santé.

Source : Le Huffington Post / enquête Sociovision – Ifop